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PETIT LEXIQUE DE L'ORGUE - Accouplement : possibilité d'actionner les touches de plusieurs claviers à la fois à partir d'un seul. De cette manière, on peut faire entendre les jeux du positif sur le grand-orgue, ceux du récit sur le grand-orgue ou sur le positif, enfin de mettre les deux accouplements (Positif/G.O.. Récit/G.O.) et jouer sur le grand-orgue. - Boîte expressive : boîte enfermant les tuyaux d'un clavier, le Récit. Sur ses côtés existent des jalousies verticales ou horizontales dont l'ouverture et la fermeture permettent de produire des effets de crescendo et de decrescendo. - Diapason des jeux : en facture d'orgue, c'est le rapport existant entre le diamètre et la hauteur du tuyau en fonction du son donné. Cette appellation s'applique aux jeux à bouche. - Orage : en actionnant une pédale, on obtient un effet assez monstrueux qui résulte de l'enfoncement simultané des notes graves du pédalier. Certains instruments en étaient pourvus au XIX e siècle. L'orage est donc une forme primitive des « clusters » contemporains. - Jeu : un jeu est constitué par un ensemble de tuyaux de même timbre, dont l'alimentation en air est commandée par un registre. Pour chaque jeu correspond une ou plusieurs séries de tuyaux. Par exemple, au jeu de Bourdon correspond un tuyau par touche, au cornet V correspondent cinq tuyaux par touche. Chaque jeu apporte à l'orgue sa couleur sonore propre et le jugement qu'on porte sur un instrument dépend essentiellement du nombre, de la qualité et de la complémentarité de ses jeux. - Registre : on nomme « registre » une large planche mobile, coulissant entre la chape et la table, percée de trous, qui se situe dans la partie supérieure du sommier. Commandé par le bouton de registre, il met un jeu à la disposition de l'organiste, en permettant le passage de l'air du sommier aux tuyaux. Repoussé, le registre, dont les trous ne correspondent plus à ceux des autres éléments du sommier, bloque le passage de l'air si bien que les tuyaux ne parlent plus. - Console : c'est le poste de commande de l'orgue. En effet, la console porte les claviers, les registres de jeux, les tirasses et les accouplements. Elle est intégrée au buffet (c'est la console en fenêtre » dans les orgues anciennes) ou séparée du reste du buffet. La console mobile existe depuis le XIX e siècle. - Plain-chant (ou chant grégorien) : ensemble des mélodies liturgiques en langue latine de l'Église Catholique telles qu'elles sont chantées depuis le haut Moyen Age. Cette musique est monodique et ne comporte pas d'accompagnement instrumental. - Polyphonie : la polyphonie est l'émission simultanée de plusieurs sons de hauteurs différentes. Mais dans le vocabulaire musical courant, ce terme ne s'applique qu'à la superposition de plusieurs lignes mélodiques traitées selon les règles du contrepoint. - Sons harmoniques : dans tout son musical, l'analyse montre qu'en plus du son fondamental, plusieurs autres sons se font entendre simultanément qui le complètent en quelque sorte. La richesse d'un timbre dépend de l'abondance et de l'intensité des sons harmoniques. - Tirasse : ensemble des éléments qui permettent d'accoupler des claviers manuels sur le pédalier afin de compléter les jeux de la pédale par ceux des claviers. - Traction : ensemble du mécanisme qui relie les touches du clavier aux soupapes par lesquelles l'air parvient aux gravures et aux tuyaux. Elle peut être mécanique, pneumatique ou électropneumatique. - Jeu de tierce : formé des mutations avec quinte et tierce, il est indispensable pour le composer de mettre les jeux suivants : 8', 4', nasard, 2' et tierce. Sur le jeu de tierce, sont joués les récits en taille de N. De Grigny, et des musiciens français des XVll e -XVlll e siècles. Sa sonorité s'apparente à celle du cornet V.
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